Mai 032013
 
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Le 17 avril, le cinéma La Bobine reçoit l’association des Amoureux au ban public, pour un ciné-débat sur le thème des couples franco-étrangers. Et des difficultés administratives croissantes auxquelles ils sont confrontés.

Plutôt que de couples mixtes, Martine Camaret-Meliani préfère parler de « couples franco-étrangers ». Ces couples, la juriste du collectif breton des Amoureux au ban public en reçoit chaque semaine à sa permanence quimpéroise. Des couples « qui ont toutes les peines du monde à se marier en France, faire transcrire un mariage célébré à l’étranger, obtenir un visa pour la France ou bénéficier d’un titre de séjour ».

Pas d’angélisme 

Loin de tout angélisme – la Scaëroise dénonce tout autant les mariages blancs, arrangés ou contraints, que les difficultés rencontrées par de « véritables couples franco-étrangers » – Martine Camaret-Meliani se bat avant tout contre « les idées préconçues et le racisme ordinaire… Non, tous les couples franco-étrangers ne se marient pas juste pour obtenir des papiers ou des avantages sociaux », défend-t-elle. « Il n’y a pas que l’économie qui soit mondialisée… Aujourd’hui on part en vacances à l’étranger, on va travailler, faire ses études à l’étranger beaucoup plus facilement et largement qu’avant. Et inversement ». Elle déplore la suspicion systématique : « Toujours à l’égard de ressortissants de pays en voie de développement… Afrique, Amérique du Sud, d’Asie… Beaucoup plus rarement des Etats-Unis ou d’Europe ».

Une vingtaine de dossiers au tribunal

Son credo c’est « le simple respect de la loi pour tous ». En informant les couples tout comme les administrations, simplement. La juriste défend les couples qui rencontrent des problèmes administratifs. « Je traite une vingtaine de dossiers par an au niveau juridique », indique-t-elle. « Nous gagnons dans 95 % des cas ». Forte de sa propre expérience, elle conseille aussi beaucoup. Mais est révoltée par l’épée de Damoclès qui pèse sur eux. « Ils ont peur, ils ne veulent surtout pas se faire remarquer… Certains sont en situation irrégulière. Ces couples n’ont pas de vision à long terme, toujours le risque d’être séparés parce qu’un titre de séjour n’est pas renouvelé, un visa pas accordé, des problèmes financiers aussi ».*

Treize témoignages 

En témoigne le silence du conjoint étranger dans le documentaire réalisé par l’association. Un silence éloquent. Dans ce film réalisé en 2010 par Nicolas Ferrand, coordinateur national de l’association, treize couples décrivent leur parcours du combattant, racontant en creux le durcissement continu des lois et des pratiques administratives. Il sera diffusé le 17 avril à La Bobine. Une projection suivie d’un débat avec des membres du collectif des Amoureux au ban public. Pratique « Les amoureux au ban public », ciné-débat mercredi 17, à 20 h 30, à La Bobine. Tarif unique : 2,90 €.

  • Claire Marion

Lire l’article sur le site du Télégramme.

 Publié par le 3 mai 2013
Mar 162013
 
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Selon le Man et le Collectif sans-papiers, ils rencontrent des problèmes administratifs. Une soirée leur est dédiée.

Trois questions à…

 

Jean-Marie Déan, membre du Mouvement pour une alternative non-violente (Man) du Pays de Vitré, organisateur de la soirée avec le Collectif sans-papiers de Vitré.

Qui sont ces couples franco-étrangers ?

L’un des conjoints est de nationalité française, l’autre non. Soit, ils se sont rencontrés à l’étranger et ils sont rentrés en France ; soit, ils y vivaient déjà tous les deux. Souvent, la personne de nationalité étrangère est arrivée en France de façon régulière. Ses problèmes commencent lorsqu’il lui faut renouveler son titre de séjour. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le fait d’être en couple avec un Français n’aide pas…

Pourquoi de telles difficultés ?

Au nom de la lutte contre les « mariages blancs » et de la maîtrise de l’immigration familiale, l’administration met des bâtons dans les roues de ces couples franco-étrangers. Ils subissent le durcissement continu des lois.

Quel est l’objecti fde cette « soirée témoignages » ?

Le but est de montrer des faits réels, qui étonneront nombre de gens : on a du mal à croire que c’est possible ! Dans le documentaire Les amoureux au ban public, qui sera diffusé, un couple franco-algérien doit vivre séparé. Les deux conjoints attendent la transcription de leur mariage, c’est-à-dire que les autorités françaises reconnaissent cette union officialisée en Algérie. Leur situation dure depuis trois ans…

Boris MARCHAL.

Mardi 12 mars, « Des couples franco-étrangers témoignent de leurs difficultés face à la législation », à 20 h 30, au centre social (27, rue Notre-Dame). Diffusion de Les amoureux au ban public (2011), de Nicolas Ferran. Témoignage d’une Rennaise concernée. Participation de la Cimade (association de défense des droits des étrangers). Entrée libre.

Lien vers l’article ici

 Publié par le 16 mars 2013
Fév 112013
 
Apres demain

« En épousant un algérien, vous nous tirez vers le bas » : voila ce qu’une citoyenne française s’est entendu dire par un employé de l’administration auquel elle avait affaire pour le dossier de régularisation de son mariage. Le documentaire de Nicolas Ferran donne la parole à des couples dits mixtes qui tous, peu ou prou, se heurtent ou se sont heurtés aux mêmes difficultés : présomption de mariage blanc ou de tromperie, viol de l’intimité, interpellations plus ou moins brutales… Chaque entretien révèle un drame personnel, un état fluctuant entre résignation et révolte, un temps infini consacré à l’obtention d’un visa, quitte parfois à risquer sa vie pour l’avoir demandé ou l’obtenir.

L’incrédulité ressort également du parti tiré par l’administration ou la police de l’observation de règles prescrites par le mariage : vivre ensemble, normalement, simplement, sans avoir à justifier le moindre geste, le moindre comportement. Avoir à montrer qu’il y a bien deux brosse à dents dans la salle de bains évoque plus Kafka, Orwell ou le Terry Gilliam de « Brazil », que l’exercice normal de la vie de citoyen, de couple d’être humain.

L’une des personnes interrogées dit : « j’aimerai me fondre dans la masse, m’épanouir, travailler, payer des impôts« . Quoi de plus normal et, en même temps, quoi de plus difficile ? Car comment y parvenir quand il faut accomplir des démarches incessantes, se justifier, faire le dos rond devant les fonctionnaires parfois agressifs, cela durant plusieurs années ? Quand le mari français d’un couple dit : « la République ne reconnaît pas ses enfants« , il souligne le fossé qui existe entre l’image d’un pays qui se dit accueillant – et qui le fut – et son comportement actuel vis-à-vis des étrangers. D’une certaine manière, c’est un sentiment de honte qu’il exprime.

Ce film entre en résonance avec le texte écrits pour le théâtre par Massamba Diadhiou, « L’amour au ban » (Acoria Editions) qui a concouru pour le prix Seligmann 2012 contre le racisme. Les situation représentées sont identiques à celles, vécues, du film. Le même sentiment d’absurde, d’acharnement et d’atteinte à la dignité en découle.

 Publié par le 11 février 2013
Jan 292013
 
secours catho

Réalisé en 2011 par Nicolas Ferran, « Les amoureux au ban public » dénonce la politique discriminatoire de la France qui voit dans chaque union mixte un mariage blanc potentiel. Soutenu par le Secours Catholique, ce petit film continue d’être projeté en France et à l’étranger.

La lutte contre les mariages de complaisance, dont l’ampleur n’a jamais été démontrée, condamne des centaines de couples mixtes à subir pendant des mois, voire des années, l’intrusion et l’arbitraire de la police dans leur vie privée. « Les amoureux au ban public », documentaire réalisé par Nicolas Ferran, dénonce cette politique discriminatoire et non respectueuse de la dignité humaine, qui voit en chaque union entre Français et étranger un mariage blanc potentiel. Le film donne la parole à treize de ces couples obligés de se cacher des agents de police ou d’attendre, chacun dans leur pays, que la France veuille bien reconnaître la sincérité de leurs sentiments.

“Les Amoureux au ban public” est également un mouvement qui appelle, depuis 2007 (année de sa création à l’initiative de la Cimade), au droit au respect de la vie familiale des couples franco étrangers.

Après plus d’un an d’exploitation, le documentaire a été vu par plus de 5000 personnes lors d’une centaine de projections. Il a été sélectionné lors du dernier Festival international du film des droits de l’homme (FIFDH) de Metz, en octobre, et a été projeté à Dakar en novembre dernier.

Outil pédagogique

Pour sensibiliser ses agents d’état civil, la région Ile-de-France a organisé une projection à l’Hôtel de ville de Paris en décembre 2012.

Le 31 janvier prochain à Bobigny, l’université de Paris 13 proposera aux étudiants spécialisés en Migration/Santé de voir ce documentaire.

Autres dates :
– le 13 février à Brest : 20 heures au cinéma les Studios et à Bruxelles : 16 heures à l’université libre dans le cadre de la Journée d’études du laboratoire d’anthropologie des mondes contemporains

– le 10 avril à Paris (20h30) au Moulin à café, 9 place de la Garenne 75014 Paris (entrée libre)

– le 11 avril à Lyon (20h) à la MJC du Vieux Lyon, 5 place Saint-Jean, 69005 Lyon (débat animé par Formation et Action Citoyennes)

Source : site du Secours catholique

 Publié par le 29 janvier 2013
Juin 252012
 
gazette mtp

C’est très mal vu d’aimer un étranger. Plane au-dessus de ces couples indésirables l’ombre terrifiante des mariages blancs. Les maires s’inquiètent, l’administration déteste, les consuls s’irritent, le parquet veille, la police guette et, à l’occasion, fait irruption dans la chambre à coucher et dans la salle de bains, histoire de vérifier avec délicatesse la réalité d’une vie commune.

Dimanche au cinéma Utopia, le film « Les Amoureux au ban public », poignant documentaire de Nicolas Ferran, a livré treize récites vécus de couples « franco-étrangers ». Franck et Antoinette, Nacéra et Mohammed, Grâce et Mokhless, Séverine et Mahamane racontent, avec une authenticité qui crève l’écran, des histoires parfois hallucinantes. Car, pourchassant « l’escroquerie sentimentale », Ubu s’est mis en tête de protéger les nationaux des maléfiques entreprises d’ embobinage que mènent des étrangers – ou des étrangères – dans la seule intention de venir s’installer en France.

Les couples sincèrement épris auxquels Nicolas Ferran donne la parole disent leur quotidien entre visas refusés et cartes de séjour périmées, une vie tissée de tracasseries, de précarité, d’angoisse, de menace d’expulsion et d’incessante débrouille. Douce France.

Jacques Molénat.

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 Publié par le 25 juin 2012
Juin 082012
 
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A la suite de la diffusion la projection organisée à Bourganeuf le 1er juin,  Séverine Gatier a rédigé pour le journal La Montagne un papier (publié le 7 juin ) parlant des activitées de notre association et relatant le déroulement de cette projection.

En voici quelques extraits :

« Laissons les vivre ici ! » C’est le slogan choisi par le Réseau éducation sans frontières (RESF), pour annoncer la soirée ciné-débat autour du film « Les amoureux au ban public », qui a eu lieu vendredi, au cinéma Le Régent.

Sans le renouvellement de leur titre de séjour, les étrangers vivant en France risuqent l’expulsion. Et ce, même si ils sont mariés à des Français.

Un injustice dénoncée par « les amoureux au ban public », association nationale, qui réunit une vingtaine de collectifs et qui a produit le film du même nom, sorti en 2011.

« L’administration peut détruire des gens ». Cette citation extraite…

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 Publié par le 8 juin 2012