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Soutenez Marie Berthe pour empêcher son expulsion ! PDF Imprimer Email

Marie Berthe Gadjou, est Camerounaise. Elle vit avec Yves Campion, un Français, depuis août 2005. Le couple s’est marié en France en octobre 2007. Etant rentrée régulièrement en France, Marie Berthe a déposé une demande de visa long séjour auprès du Préfet de Seine-Saint-Denis. Cette demande a été rejetée au motif que l’acte de naissance qu’elle a produit serait frauduleux. Marie Berthe a pourtant produit plusieurs documents officiels camerounais qui confirment l’authenticité de cet acte. Mais le préfet, qui reste inflexible, a pris contre elle une obligation de quitter le territoire français.

Au cours d’un déplacement dans le sud, Marie Berthe a été interpelée en gare de Montpellier mercredi 28 août. Elle a été conduite au centre de rétention et doit être expulsée dans les prochains jours au mépris du droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.


Soutenez Marie Berthe et son mari en écrivant au préfet de Seine-Saint-Denis pour exiger le retrait de l’obligation de quitter le territoire français.


Mel de la préfecture de Seine-Saint-Denis : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Télécopie : 01 48 30 22 88

Exemple de lettre à envoyer :


Monsieur le préfet,
Nous vous saisissons par le présent courrier de la situation de Marie Berthe Gadjou, ressortissante camerounaise et épouse d’un ressortissant français, Yves Campion. Elle est actuellement retenue au centre de rétention de Nîmes en vue de la mise à exécution d’une obligation de quitter le territoire français que vous avez prise à son encontre au mois de janvier 2010.
Mme Campion vous a saisi d’une demande de visa « conjoint de français » sur le fondement de l’article L. 211-2 1 du CESEDA. Vous avez rejeté cette demande au motif que l’acte de naissance de l’intéressé serait frauduleux. Or Mme Campion, vous a ultérieurement produit divers documents officiels Camerounais confirmant l’authenticité de cet acte.
Par ailleurs, M. et Mme Campion vivent ensemble depuis 2005 et sont mariés depuis près de trois ans. Leur séparation imposée par la mesure d’éloignement que vous souhaitez mettre à exécution est incontestablement contraire à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit le droit au respect de la vie familiale.

Nous vous demandons par conséquent avec insistance de prononcer l’abrogation de cette mesure afin de permettre la libération de Mme Campion.
Veuillez recevoir, M. le préfet, l’expression de notre considération.