Communiqués
Expulsion d’une Camerounaise, conjointe de Français PDF Imprimer Email
La préfecture du Gard bafoue le Droit

Mariée à un Français avec qui elle vit depuis janvier 2006 (et justifiant d'un appartement commun à Alès depuis juin 2006), Françoise a été convoquée au commissariat d'Alès quelques jours après son mariage , gardée à vue, transférée au CRA de Nîmes, puis assignée à résidence.

Elle a reçu lundi l'ordre de se présenter à l'embarquement, ce jeudi 10 avril à 16h20 à Marseille pour une expulsion vers Douala, via Paris et Adis Abeba.
 
Or en tant que conjoint de Français et parce qu'elle remplit les 3 conditions requises*,  elle bénéficie d'un certain nombre de droits  :
Celui d'obtenir un titre de séjour vie privée familiale, celui de se voir délivrer un visa long séjour sans être obligée  de retourner dans son pays d'origine (voir article L 211-2-1 du CESEDA et circulaire d'application du 19 mars 2007 ).

*  En effet :
1)    Elle est  entrée régulièrement en France sous couvert d’un visa de court séjour,
2)    Elle est mariée avec un ressortissant français, M Mikaël LEUVRAY, depuis le 10/03/2008,
3)    Elle vit maritalement avec son conjoint depuis plus de 6 mois (21 mois  de vie commune, preuves à l'appui).

Au mépris des textes , la préfecture prétend qu'il faut 6 mois de mariage et non 6 mois de vie commune pour prétendre à cette dérogation : vous lirez plus bas que ceci est totalement faux.

Elle affirme aussi (sans donner aucune assurance écrite ni s'engager à intercéder pour cela) que Françoise obtiendra du consulat de France son visa "dans les meilleurs délais" (????), pour elle et ses 2 enfants (qui vivent au Cameroun avec sa soeur) : OR Les éléments reccueillis pas le collectif des Amoureux au ban public témoignent que les délais d'obtention de visa au Cameroun varient entre 3 et 10 mois, les consulats déclenchant des procédures de vérification d'état civil fort longues.
D'autre part, les enfants relèvant d'une procédure de regroupement familial, rien ne permet d'être aussi confiant sur ce point.

Non seulement la préfecture sépare ce couple (un mois, jour pour jour, après leur mariage) mais elle bafoue le droit.

Malgré notre mobilisation, Françoise est partie,  vers le Cameroun, via Paris et Adis Abeba ...

La Cimade, le collectif des Amoureux au Ban Public ainsi que RESF veilleront au respect des promesses de la Préfecture, quant à une obtention "dans les meilleurs délais" d'un visa Long Séjour, pour Françoise et ses deux enfants...
 
Communiqué de RESF
 
Pétition pour Min Min PDF Imprimer Email
mariageVouloir se marier, un délit ? Apparemment, oui pour certaines de nos mairies, dont Lormont (ou précédemment Bordeaux)…

Une mairie zélée qui rechigne à célébrer un mariage, dit au couple de ne revenir que dans six mois, jugeant abusivement de leurs sentiments et non de leur seul consentement, et saisit le procureur sur la base de l’illégalité du séjour, sans même prévenir le couple de ce qui les attend…
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Rassemblement de soutien à M. NAIMI et Mlle CHARY PDF Imprimer Email
poursuites judiciaires

Venez nombreux au rassemblement devant la préfecture de Dijon lundi 30 mars 2009 pour demander la libération immédiate de M. NAIMI, actuellement retenu au centre de rétention de Lyon, et l’abandon des poursuites pénales engagées contre Mme CHARY pour aide au séjour irrégulier de son concubin.

 
Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ! PDF Imprimer Email

danger solidaritéAujourd’hui, en France, il est devenu criminel d’accueillir, d’accompagner, ou seulement d’aider une personne en situation irrégulière…..

Nous sommes tous concernés par ces objectifs chiffrés, parce qu’avant d’être «sans-papiers», ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté, isolées et démunies et il est de notre devoir de citoyen de les aider dans la dignité et le respect dû à chaque être humain.

Mercredi 8 avril 2009, devant les palais de Justice de Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes et ailleurs en France, nous serons 5 500 au moins à nous présenter comme prisonniers volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté. Nous serons 5 500 citoyens décidés à rester des « aidants » !

Plus d'infos sur : http://www.delinquants-solidaires.org

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